Camille Corot

Paris, 1796 - 1875

  

 

 

 

Autoportrait, Paris, Musée du Louvre, 1825 (cliché GW).

 

 

 

          Ce site, certes quelque peu sommaire, réalisé par le spécialiste universitaire du peintre, permet de trouver l'essentiel des connaissances réunies à ce jour sur cet artiste. L’empoisonnante question des droits d’auteurs ne me permet pas d’illustrer ce site comme je le voudrais, ce qui est un moindre mal dans la mesure où chacune des références bibliographiques citées l’est abondamment et souvent avec qualité.

 

 

 

Bibliographie

            L’essentiel de la bibliographie a été publiée dans le catalogue de l’exposition rétrospective de 1996 :

-        Pantazzi (Michael), Vincent Pomarède assisté de Gérard de Wallens, Gary Tinterow assisté de Anne M. P. Norton, Corot (1796-1875). Paris, Galeries Nationales du Grand Palais. Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada. New York, The Metropolitan Museum of Art, Paris, 1996.

Ce catalogue a été traduit en anglais.

 

Corot et Barbizon ont été étudiés dans :

-        Pomarède (Vincent), Gérard de Wallens (sous la dir. de), L'école de Barbizon. Peindre en plein air avant l'impressionnisme. Lyon. Musée des Beaux-Arts. 22 juin - 9 septembre 2002, Lyon, 2002, 319 p.

-        Wallens (Gérard de), La nature avant Barbizon, dans Pomarède (Vincent), Gérard de Wallens (sous la dir.), L'école de Barbizon. Peindre en plein air avant l'impressionnisme. Lyon. Musée des Beaux-Arts. 22 juin - 9 septembre 2002, Lyon, 2002, p. 118-139.

-        Wallens (Gérard de), Une succursale de l'Italie (1810 - 1840), dans Pomarède (Vincent), Gérard de Wallens (sous la dir.), L'école de Barbizon. Peindre en plein air avant l'impressionnisme. Lyon. Musée des Beaux-Arts. 22 juin - 9 septembre 2002, Lyon, 2002, p. 140-173.

 

 

 

Articles scientifiques

-        Wallens (Gérard de), Corot expliqué par Corot ou comment convertir au bien par la peinture, dans La Revue des Archéologues, Historiens de l'Art et Musicologues de l'Université de Louvain. t. I. (2003), Louvain-La-Neuve, 2004. 

-        Wallens (Gérard de), Corot as a copyst at the Louvre, and new evidence on his technique, dans The Burlington Magazine, Londres, novembre 2001, p. 685-686.

-        Wallens (Gérard de), Der Spiegel der Diana. Der Nemisee - Quelle der Inspiration für das Werk von Camille Corot, dans Belvedere. Österreichische Galerie im Belvedere, Vienne, 1999.

-        Pomarède (Vincent), Chiara Stefani, Gérard de Wallens (ouvrage collectif sous la dir. de), Corot, un artiste et son temps. Actes des colloques organisés au Musée du Louvre les 1er et 2 mars 1996 et à l'Académie de France à Rome, Villa Médicis, le 9 mars 1996,  Paris, 1999.

-        Wallens (Gérard de), A la recherche de Camille Corot, dans Pomarède (Vincent), Chiara Stefani, Gérard de Wallens (ouvrage collectif sous la direction de), Corot, un artiste et son temps. Actes des colloques organisés au Musée du Louvre les 1er et 2 mars 1996 et à l'Académie de France à Rome, Villa Médicis, le 9 mars 1996,  Paris, 1999.

-        Wallens (Gérard de), La déclaration de succession de Camille Corot, dans La Revue des Archéologues et Historiens d'Art de Louvain,  Louvain-La-Neuve, 1999.

-        Wallens (Gérard de), Redécouvrir Camille Corot. Bilan de l'exposition du bicentenaire de la naissance de l'artiste, dans La Revue des Archéologues et Historiens d'Art de Louvain, (1997),  Louvain-La-Neuve, 1998.

-        Lautraite (Anick), Vincent Pomarède, Anne Roquebert, Gérard de Wallens, Corot. 85 tableaux du Louvre (Art et Science), Paris, CD ROM, RMN-DMF-LRMF, 1996.

-        Wallens (Gérard de), La problématique du faux chez Corot dans les paysages de synthèse Franco-Italiens. A propos d'un tableau inconnu, dans La Revue des Archéologues et Historiens d'art de Louvain. XXV, Louvain-La-Neuve, 1992.

 

Cette longue litanie pourrait faire croire que la production bibliographique relative à Corot n’est due qu’à deux auteurs. Nous faisons bien naturellement appel dans chacun de ces écrits à nos prédécesseurs, dont certains sont aux origines de la rénovation de la compréhension de ce que fut l’œuvre et la vie de ce grand paysagiste du XIXe siècle. Il faut en premier lieu citer Germain Bazin (Corot, Paris, 1942, 1951 et 1973), qui est également l’auteur dans cet ouvrage, de la première contribution importante à l’étude scientifique des faux. Nous lui sommes aussi redevable du premier article scientifique publié sur cette question (Le problème de l'authenticité dans l'œuvre de Corot, dans Bulletin du Laboratoire du Musée du Louvre, Paris, 1956, p. 18-48), à l’approfondissement de laquelle Madeleine Hours a également contribué (e. a. : Figures de Corot. Observations et présentation de radiographies exécutées d’après les portraits et compositions du Musée du Louvre, dans Bulletin du Laboratoire du Musée du Louvre. n° 7, Paris, 1962, p. 3-40)[1]. Germain Bazin est également à l’origine de la première exposition importante sur les figures (avec le concours de Sylvie Béguin, Madeleine Dreyfus-Bruhl, Marie-Thérèse Lemoyne de Forges,  Figures de Corot. Musée du Louvre. Juin-Septembre 1962, Paris, 1962).

Hélène Toussaint a poursuivi ce travail de rénovation dont le fruit, limité aux collections françaises, a été présenté à l’exposition rétrospective de 1975 (avec le concours de Geneviève Monnier, Martine Servot, Hommage à Corot. Peintures et dessins des collections françaises. Orangerie des Tuileries, 6 juin - 29 septembre 1975,  Paris, 1975).

Il a fallu ensuite attendre presque trente ans que ces prolégomènes trouvent leur accomplissement dans le travail mené par Peter Galassi sur la période italienne de Corot (Corot en Italie : la peinture de plein-air et la tradition classique, traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort, Paris, 1991). Il convient également de citer Michael Clarke (Corot and the art of landscape, Londres, British Museum Press, 1991, 160 p.). Vincent Pomarède a ensuite donné un premier aperçu nouveau sur les relations de Corot et de son premier maître Michallon (Les relations de Michallon et de Corot : l'enseignement du paysage historique et le partage du plein air, dans Vincent Pomarède (sous la dir. de), Blandine Lesage et Chiara Stefani, Achille-Etna Michallon (Les dossiers du Musée du Louvre),  Paris, 1994, p. 156-160). Parallèlement à l’œuvre de Corot, c’est la conception même de la peinture de paysage en plein-air, et surtout notre compréhension de celle-ci, qui est au cœur de chacun de ces ouvrages et qui a été profondément modifiée et ramenée au plus près de ce qu’elle fut dans l’esprit des concepteurs et des artistes qui la pratiquèrent.

Les auteurs de l’exposition de 1996-1997 ont ensuite appliqué à l’œuvre entière la démarche entamée dans les années cinquante et ont permis de présenter une nouvelle compréhension de l’œuvre et de l’homme. Ainsi apparaît-il aujourd’hui dégagé de sa gangue hagiographique et plus proche du dernier des classiques, que du précurseur des Impressionnistes, position qu’il revendique à plusieurs reprises et de différentes façons.

Les quelques  titres parus depuis 1996 seront inclus dans une prochaine publication en préparation où sera également publiée la bibliographie la plus complète à ce jour (1.553 titres).

Signalons enfin que la disparition progressive de tous les spécialistes de cet artiste semble s’arrêter. Notre volonté affichée dès 1996 d’élargir ce cercle particulièrement restreint, et notre travail, a fait une émule connue en la personne de Nathalie Michel-Szelechowska qui prépare une thèse de doctorat à l’Université Paris IV-Sorbonne sur Corot à Ville d’Avray.

 

 

Biographie

L’essentiel des connaissances est publié dans le catalogue de l’exposition rétrospective de 1996 (voir plus haut). Une bonne version succincte « de poche » est parue dans la collection Découvertes chez Gallimard :

-        Pomarède (Vincent), Gérard de Wallens, Corot. La mémoire du paysage, Paris, 1996.

Les mêmes sont également les auteurs d’une notice de dictionnaire qui n’existe pour l’instant qu’en allemand (je prépare une version française) :

-        Corot, dans Allgemeines Künstlerlexikon. Die Bildenden Künstler aller Zeiten und Völker. vol. 21, Munich - Leipzig, 1999.

 

Le lecteur très pressé trouvera les très grandes lignes dans :

-        Pomarède (Vincent), Olivier Bonfait, L'ABCdaire de Corot, Paris, 1996.

 

Les lecteurs plus jeunes n’ont pas été oubliés :

-        Laroche (Caroline), C comme Corot, Paris, 1996.

-        Pomarède (Vincent), Promenades avec Corot (Chercheurs d’art), Paris, 1996.

 

Deux livres ont également été édités en 1996 :

-        Pomarède (Vincent), Corot, Paris, Flammarion, 1996.

-        Wallens (Gérard de), présentation de Vincent Pomarède, Corot, Paris, Le Chêne- Somogy, 1996 (voir www.les40cerisiers.org pour le commander ou la librairie du Louvre ou toute bonne librairie à condition de donner les références des 40 Cerisiers, actuel propriétaire du stock presque épuisé).

 

Une courte, mais complète, biographie a été publiée :

-        Wallens (Gérard de), Corot. La soif inextinguible de peindre, dans Dossier de l'Art. Numéro spécial,  Dijon, mars 1996.

Cet article est intégralement repris dans L'Estampille - L'Objet d'Art, Dijon, mars 1996.

 

L’exposition rétrospective de 1996-1997 a été l’occasion d’une série de publications dites de vulgarisation :

-        Wallens (Gérard de), Corot. L'homme heureux par excellence (Le Petit Journal des Grandes Expositions), Paris, RMN, 1996 (Guide officiel de l'exposition), 15 p. 26 ill.

-        Wallens (Gérard de), Camille Corot au Grand Palais. Des facettes innombrables, dans Corot, le génie du trait (Cahiers pédagogiques des expositions. Bibliothèque Nationale de France), Paris, 1996.

-        Wallens (Gérard de), Corot. Les essentiels, dans Connaissance des Arts. Numéro spécial, Paris, février 1996.

-        Wallens (Gérard de), Corot : de la réplique au faux, dans Muséart. Numéro spécial, Paris, février 1996.

 

Il est également question de Corot dans :

-        Pomarède (Vincent), Olivier Meslay, Michel Hilaire, Gérard de Wallens, Elisabeth Foucart-Walter, Paysages d’Italie, dans Dossier de l’art, Dijon, mai 2001.

 

 

Enfin, je ne voudrais pas terminer sans citer l’excellente pièce intitulée Corot, écrite par Jacques Mougenot et jouée souvent à guichets fermés entre 1996 et 2000, à Paris, en province et à l’étranger.

 

Buste de Corot, Paris, cimetière du Père Lachaise (photo GW).

 

 

Voir également par le même chercheur : www.delyen.org

Liste complète des publications.

 

Gérard de Wallens

Tél. : + (33) 06 60 59 95 20

Dernière mise à jour : 10 août 2009.

 

 



[1] Son intéressant ouvrage sur Corot, paru pour la première fois en 1972, régulièrement réédité et traduit en anglais, se trouve encore parfois sur les rayons des libraires. Son texte n’a malheureusement jamais été revu depuis.